Caroline Laurent Turunc par Caroline Laurent Turunc

Mon artère gèle
A voir la terre embourbée
Et les amours vécus unilatéralement jusqu’aujourd’hui
Je me demande dans quel rêve je suis
Dans quel siècle
Mon cœur était en quelque sorte tombé dans les vallées de l’Orient
Ma voix coule dans l’obscurité, elle coule vers moi
Je touche mes cils dans mes yeux devenus étrangers
Mais je suis incapable de marcher, mes pieds se trainent
Quel malheur, me dis-je, quel rêve était-ce
J’aimerais n’avoir pas vu
Ce qui n’existe pas, mais qu’on croirait exister
Mes rêveries aux ailes cassées ont échoué sur la rive
Alors que je tendrais mes mains vers le soleil
Je chanterais des chansons pour courtiser le bien-aimé
Je suis désolé, comme je voudrais être de ceux qui vivent sur les étoiles
Comme je voudrais voir de là la révolution rouge et l’égalité
Pour qui sont ces découvertes cette harmonie des couleurs
O cieux, dont le dieu est l’espoir et dont les frères
Sont pourris dans les ténèbres de la boue
Le sang et le pus n’éclairent pas la lumière qui suinte du visage
O nuage dont la pluie tombe sur les fleuves chagrins
Si je pouvais ouvrir mes poings ouvrir mes doigts
Permettez-moi permets-moi ô mon univers si pudique
J’ai des enfants et tu en as qui iront tous au médressé
Je ne dirai pas qu’ils ont tué leurs mères en les tabassant
C’est à moi la faute, j’avais trop de confiance en le ciel
J’ai cru qu’il viendrait, je fus terre pour ta semence
D’où pourrais – je savoir que tu avais bu une goutte de tous les sangs
Caroline Laurent Turunc

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